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Ca, c’est tout moi !

« Les  » Grandes questions » qu’il est d’usage de se poser  sont (selon Pierre Dac) : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? – Personnellement, je suis moi, je viens de chez moi, et je vais y retourner ! »

– Et moi ?Eh bien :

Nourri d’Agatha Christie (indépassable Poirot), de Maurice Leblanc (incomparable Lupin), Conan Doyle (impayable Holmes), Léo Malet (inénarrable Burma), Van Gulik (imperturbable le juge Ti), mais aussi Boileau-Narcejac, Tonino Benacquista, sans oublier les nordiques – Mankell, Indridasson, Jo Nesbø…

A ces bons auteurs faisons l’hommage, souriant, de quelques citations apocryphes. Du moins à quelques-uns, par ordre d’apparition en scène…

. Pourquoi, se demanda Poirot, la jeune et séduisante Mrs Thirlwall persistait-elle à prétendre qu’elle n’était pas entrée dans la bibliothèque avant qu’on y découvre le corps du Major, un coupe-papier en ivoire planté dans le cou ? Voilà qui, comme on dit en Français, « ne collait pas »

. Sur la route de Cockerville, la motocyclette roulait pleins gaz. Son pilote, pris dans un manteau de cuir le protégeant du vent, vit sa progression bloquée par une voiture délibérément placée en travers de la route… Un homme se tenait là, qui se précipita vers lui et lui porta un coup de matraque dès que Lupin (car c’était lui) fut à sa portée. Arrêtant la moto, dont il descendit, il para souplement puis se mit en devoir de neutraliser son agresseur. Sans surprise, il reconnut le valet de pied du Marquis chez qui il avait dîné la veille. L’homme fonça sur lui, mais – se souvenant que depuis son jeune âge il pratiquait aussi bien le judo que la savate – il feinta et neutralisa sans peine la brute, qui dut se résigner à le laisser franchir sans autre encombre la grille du vieux manoir où l’attendait la mystérieuse femme au gardénia blanc.

. Vous êtes, lança Holmes à l’homme qui venait d’entrer, agriculteur dans la région d’Agen-upon-Avon, vous êtes divorcé et remarié à une femme plus jeune que vous, qui vous a donné récemment une petite fille. J’ajouterai que par ailleurs vous jouez au bridge… Non, je ne devine rien, je le déduis d’une observation attentive de différents signes que vous portez sur vous.

. Aucun client ne pointant le bout de son nez ou de ses problèmes, Burma quitta les moyennement somptueux bureaux de l’Agence Fiat lux. Il sentait bien que sa vielle Peugeot était dans le collimateur de malfaisant qui avaient en outre le mauvais goût de rouler, eux, en cadillac. Le genre de tire désagréablement susceptible d’impressionner Hélène ou la coiffeuse du coin, une ravissante brunette carrossée façon compétition. Tiens ! S’il allait lui poser deux ou trois questions sur l’enquête en cours, ceci de part et d’autre de deux verres ? Il embraya et cingla (à la papa, quand même) vers la place des Victoires – heureux présage !

. Tandis qu’au loin une grue s’élançait vers le nord du lac, et que son grèle d’une cloche retentissait quelque part dans le monastère, le juge Ti ramena sur lui le pan de sa longue robe. Lissant d’un geste distrait la longue barbe qui marquait son rang, il murmura comme pour lui-même : « Allons, souvenons-nous que d’un mal peut sortir un bien, et que l’équité est la fille du Tao ! »

Ce 2 juin.

 

 

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Parution de « Vingt-six nuances de noir » (nouvelles noires)

vingt-six-nuances-de-noir-alain-dumas-noelVient de paraître aux Editions du Net :

Vingt-six nuances de noir, d’Alain DUMAS-NOËL (Nouvelles noires)

Des nouvelles plus ou moins noires, où l’on croise des gens ordinaires, comme vous et peut-être moi. Ils vivent leur vie vaille que vaille, jusqu’à ce jour où il arrive quelque chose. Un événement qui les sort de cette existence, de cette vie-là, à laquelle ils étaient habitués. Pour le meilleur ou plus souvent le moins bon, ils se révèlent…

Aux Editions du net (et leur boutique Facebook : https://www.facebook.com/editions.dunet/app/251458316228/?app_data=!%2Fp%2F63315480), sur Chapitre.com et à la Fnac http://www.leseditionsdunet.com/nouvelles/4082-vingt-six-nuances-de-noir-alain-dumas-noel-9782312042466.html

 

  • ISBN: 978-2-312-04246-6
  • Format : 120×190 mm
  • Nombre de pages : 328

 

La passante de l’entresol

Un meurtre est commis dans l’immeuble où vous habitez. Vous connaissiez la victime, vous êtes parmi les suspects. Que faire ? Tenter d’y voir plus clair ? – Alors, vous enquêtez, quitte à aggraver votre cas aux yeux de la police.

Un drame secoue la petite société d’un immeuble de banlieue quand celui-ci devient le théâtre d’un meurtre. Pourquoi cette femme est-elle venue mourir ici, précisément ? Quel rapport y a-t-il avec cet immeuble cossu des beaux quartiers, et avec ce psychiatre chic et sa belle maîtresse ? Et avec un cambriolage déjà ancien ?

La passante de l’entresol, d’Alain DUMAS-NOËL

aux Editions du Net (15 euros). Pour vous le procurer :

http://www.leseditionsdunet.com/roman-policier/2667-la-passante-de-l-entresol-alain-dumas-noel-9782312025568.html

Egalement disponible en librairie, sur Amazon et Chapitre.com.

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On en parle sur le Blog Dynamic Senior

ALAIN DUMAS NOEL, un auteur a découvrir

Trois ouvrages palpitants et qui ne laissent pas indifférents.
http://dynamic-seniors.eu/alain-dumas-noel-des-romans-passionnants/

Deux nouveautés Alain DUMAS-NOËL : un polar et un roman d’amour et social !

 » La passante de l’entresol » roman policier (Editions du Net):

Un drame secoue la petite société d’un immeuble de banlieue quand celui-ci devient le théâtre d’un meurtre. Pourquoi cette femme est-elle venue mourir ici, précisément ? Quel rapport y a-t-il avec cet immeuble cossu des beaux quartiers, et avec ce psychiatre chic et sa belle maîtresse ? Et avec un cambriolage déjà ancien ?

Quand, parallèlement à la police, les amateurs s’en mêlent, on n’est pas à l’abri de surprises…

Ou : comment la violence et le fait-divers font irruption dans la vie d’un citoyen ordinaire qui n’en demandait pas tant…

Pour vous le procurer :

http://www.leseditionsdunet.com/roman-policier/2667-la-passante-de-l-entresol-alain-dumas-noel-9782312025568.html

« Que j’aime tes grands soirs, ma petite camarade ! », roman (Editions du Net)

Deux personnages principaux : Coline, femme libérée, très « politisée » (militante d’un parti d’extrême-gauche, « impliquée dans les luttes », etc) et Vincent, très amoureux d’elle malgré tout ce qui les sépare : elle est nettement son aînée, la politique l’indiffère ou plutôt il n’y croit plus. Ce qui lui plaît chez elle, c’est sa liberté, son non-conformisme relatif. Elle s’éloigne, il la cherche, elle revient, il repart…

Pour vous le procurer :

http://www.leseditionsdunet.com/roman/2687-que-j-aime-tes-gfrands-soirs-ma-petite-camarade–alain-dumas-nol-9782312025667.html

Parution de mon 2ème roman policier : La colère de Laurence

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution, aux Editions du net, de mon polar

La colère de Laurence

par Alain Dumas-Noël

Résumé : Un médecin est assassiné dans son cabinet. Ses deux dernières patientes sont en ligne de mire des enquêteurs. L’une est une ex-maîtresse, l’autre une ancienne fiancée. Le médecin était candidat aux prochaines municipales de la petite ville de province, le policier un de ses colistiers. Crime passionnel, règlement de comptes politique, crime de hasard ou d’intérêt…?

Auteur : Actuellement journaliste, auteur de théâtre, de nouvelles (notamment noires) et de roman (notamment policiers), d’abord intéressé à raconter des histoires, et à regarder les choses avec ironie et empathie.

L’ouvrage est disponible en version papier ou numérique :

http://www.leseditionsdunet.com/roman-policier/2000-la-colere-de-laurence-alain-dumas-noel-9782312019130.html

Rappel, du même auteur :

– « Méfiez-vous des amateurs ! » (Nouvelles), version papier ou numérique :

http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748382785

La presse en parle :

(Bruxelles-News/A lire et à découvrir, par Anny Dimelow : )

Méfiez-vous des amateurs ! par Alain Dumas-Noël

Journaliste, homme de théâtre et nouvelliste, toutes les casquettes semblent aller à Alain Dumas-Noël. Il nous livre ici une cuvée de nouvelles fraîches, qui ont toutes le mérite d’aller directement à l’essentiel. Partant d’une bonne idée pour la développer avec une prose efficace et fraîche, le tout est servi par une écriture nerveuse, ironique et bien documentée qui permet de ne jamais s’ennuyer. Mieux, à peine la lecture d’un texte achevée, on a irrésistiblement envie de se plonger dans le suivant. A la fin, on s’interroge naturellement pour savoir quelle est la part du vrai et du faux. L’auteur semble s’ingénier à brouiller les pistes. Procédé à la fois ingénieux et subtil. 236 pages, 25 euros.

– Amateurs, s’abstenir ! (Roman), version numérique :

http://itunes.apple.com/fr/book/amateurs-sabstenir-!/id488944766?mt=11

http://www.amazon.com/dp/B006LADB4A

 

 

 

Une personne est passée

Une personne est passée

Il faisait nuit comme il n’avait pas fait nuit depuis au moins une bonne journée. Il pleuvait, par contre, comme souvent. Le vent soufflait de toutes ses forces le long des rues désertées, la pluie seule lui tenait compagnie. Les habitants se terraient, qui dans sa maison, qui à l’accueillant bistrot du coin, lequel offrait un autre atout : il était le seul du village.

La silhouette s’est avancée, sans que nul ne devine sa présence fantomatique et potentiellement inquiétante. Car qui pouvait savoir ce que présageait cette ombre qui marchait recouverte jusqu’aux prunelles d’une vaste cape sans doute noire, chaussée de bottes silencieuses et coiffée d’un chapeau aux larges bords recourbés.

Qui était cette créature, cette obscure sentinelle venue peut-être de l’enfer ou en tout cas de terres lointaines et inconnues, cette sournoise présence qui glissait alentour des maisons calfeutrées dans l’opaque obscurité ? Quelque messagère maléfique envoyée pour quels crimes, quels méfaits encore insoupçonnés et destinés de toute façon à demeurer impunis, et – qui sait ? – ignorés de tous ?

Etait-ce même une personne ou seulement une monstrueuse entité, une menace encore non-précisée mais qui s’abattrait brusquement sans un cri, sans un bruit ?

Cette forme si vaguement humaine s’approchait cependant des maisons, tournait autour, semblait les flairer, vouloir extraire leur essence la plus intime.

Lorsqu’elle fut tout près de la première habitation, elle parut se ramasser sur elle-même et comme prendre à deux mains un courage chancelant. Des plis de son manteau sortit une main, avec laquelle elle cogna dans le volet. Celui-ci s’ouvrit sur le visage blême d’une femme effrayée qui demanda néanmoins, d’une voix dure : « Qu’est-ce que c’est ? Que voulez-vous ? – Qui êtes-Vous ? »

Alors l’ombre montra son visage d’homme en pleine lumière :

« Je suis la sentinelle… – La nouvelle vigie, quoi ! », dit-il.

 

 

Alain DUMAS-NOËL